Site icon Le P'tit Trailer

Un Ovni nommé Rocket X par Hoka One One

Rocket X

Outil performance

On connaissait la marque Hoka (lire notre article ici) pour ses modèles de trail-running, ses modèles atypiques et ses innovations. L’entreprise propose ici la Rocket X (présentation) ; une chaussure de route destinée aux entrainements et à la compétition, pour des athlètes désireux de performance.

Un ovni, ou devrais-je plutôt écrire «ocni» (objet courant non identifié) dans le monde de la course à pied ?

Premier contact

Voilà une chaussure racée, aux couleurs éclatantes : un blanc immaculé pour la semelle extérieure, du jaune poussin et un bleu vif. La marque joue aussi sur le côté attractif du modèle. Son nom s’affiche en gros, un classique.

Côté légèreté, le modèle joue dans la catégorie “poids plume. La semelle extérieure, jaune à l’avant et blanche ne comporte pas d’aspérité. On retrouve le fameux rocker, cher à la marque, favorisant ainsi une course plus dynamique.

Le produit semble prometteur et laisse présager de grandes performances. J’ai tout de suite l’impression que je vais m’envoler. J’attends donc avec impatience, de pouvoir l’essayer et renouer avec la déesse de la vitesse. C’est une notion que j’avais fini par oublier, plus habitué maintenant à m’aventurer dans les ultra-trails qu’à courir le marathon (j’en ai quand même plus de dix à mon actifs) ou le 10 km.

Points essentiels

Lire notre article, pour plus de détails sur les technologies utilisées et leur effets

Le Test

Trois tests sur route m’auront suffit pour découvrir, ce que ce modèle avait à proposer. Je pars rejoindre mon ami de toujours et compagnon d’aventure, pour une séance d’entraînement rythmée et endiablée. Me voilà parti et déjà le bitume frémit sous ma foulée, qui se veut presque trop rapide, pour le début de l’entraînement. Je suis seulement guidé par l’envie et la légèreté du produit, proposé par Hoka.

Je commence à courir comme si j’avais mes chaussures habituelles, plus lourdes. Emporté par l’élan, je m’envole. Il faut se calmer car la séance pourrait s’arrêter plus tôt que prévu. Sur le site d’entraînement, nous voilà partis pour une série de 4 fois 1000 m, avec récupération de deux minutes (pour les puristes : 4*1000 ; R 2’).

Premier 1000 m

On avait prévu de monter en régime progressivement. Résultat : 4’07 et en montée en plus. Peut-être était-ce trop rapide, mais il y a longtemps que je n’avais pas ressenti de telles sensations. La Rocket X me propulse « vers l’infini et au-delà » …

Légèreté absolue, le rocker de la semelle propulse naturellement le corps vers l’avant. La chaussure est dynamique et l’amorti, un drop de 5 mm quand même, juste parfait. Deuxième 1000 m, il est un peu en descente ; on se lâche : 3’42. J’avais envie de pousser un peu plus la machine. La Rocket X est confortable et maintient parfaitement le pied, le siège baquet sans doute, une autre innovation « made in » Hoka One One. On sent qu’on peut encore aller plus loin donc plus vite. « Citius, Altius, fortis » comme le dit la devise des Jeux Olympiques modernes, surtout citius.

Toujours autant de dynamisme. Il reste deux séries mais il faut se calmer un peu, pour se préserver de la séance longue du weekend. Hélas la sagesse est arrivée trop tard. Une légère douleur à la hanche me fait grimacer. Ce n’est pas la chaussure ; je m’y suis simplement “cru un petit peu trop”. J’ai voulu voler et me suis brûlé les ailes. « It’s time to fly » seulement c’est l’atterrissage qui pose problème. Une semaine de repos complet et c’est reparti. Même lieu, même punition. On prend les mêmes et on recommence.

Deuxième session

Cette fois pas question de “s’énerver”. Je chausse de nouveau les Rocket X, avec un peu plus d’appréhension. La sensation, de courir pied nu avec de l’amorti est toujours bien présente. Je me prendrais presque pour un coureur sud- africain. C’est ma foi très agréable ; la sécurité et le maintien en plus. Nous repartons pour une série de quelques 1000 mètres, mais à une allure plus modérée afin d’éviter les soucis.

En toute humilité, je me force à ne pas aller trop vite. J’en garde sous le pied. Mon camarade a du mal à suivre. Du coup je me freine encore un petit peu. Je me concentre sur le rythme ; la chaussure m’y aide. La semelle en carbone assure vraiment plus de dynamisme, avec un surcroît de rigidité, qui en fait un modèle taillé pour la vitesse. Cependant, je sens que la Rocket X peut donner encore plus. Malheureusement, je n’ai pas  le niveau pour pousser les propriétés du modèle plus loin. Il est sûrement fait pour des coureurs plus expérimentés, voire de haut niveau, et accusant moins de kilogrammes que moi. La séance se termine sur une moyenne de 14 km/h à la série. Je finis donc sur une note de satisfaction d’un entraînement bien construit.

Sortie au seuil et sur route

Nous partons pour 10 km, à allure modérée sur le bitume. Côté légèreté et dynamisme, il n’y a rien à redire. On ne se rend pas compte que l’on file à vive allure, comme dans une voiture de luxe. Le fameux rocker de la semelle permet de coller au bitume et améliore les transitions. Pour l’adhérence sur route mouillée, cela reste à voir. En effet, je n’aurais pas eu l’occasion de tester ce point. D’autre part, le mesh technique et la languette aérée permettent une évacuation efficace de la transpiration. La languette encore, maintenue par deux élastique larges à la semelle intérieure, assure que celle-ci reste bien en place. Attention aux pieds larges, la semelle extérieure est assez fine. Le modèle est taillé pour la vitesse.

Ligne d’arrivée

Avec la Rocket X de chez Hoka One One, c’est le « 14 km/h » garanti, même pour des néophytes. Le slogan « Time to Fly » prend là toute sa signification. De citrouille, elle se transformera en carrosse voire en avion supersonique. On s’attend à gagner en vitesse avec ce modèle profilé pour la performance, mais rien ne remplace l’entraînement bien sûr.

Il ne suffit pas de la chausser, pour égaler les performances de Jim Walmsley (6 h 09 min 26 s au 100 km, à 11 secondes du record du monde détenu, par le coureur japonais Nao Kazami).

Le prix reste en tout cas raisonnable, compte-tenu de la qualité présentée par le modèle. A titre d’exemple, la Vapofly de Nike, modèle contenant aussi une plaque en carbone également coûte 275 euros.

Le pari est réussi pour Hoka. L’entreprise présente ici un modèle fait pour la performance, estampillé confort, légèreté et dynamisme.

Pour s’équiper