Home / Paroles de bénévoles / La course des lumières vue de l’autre côté de la table

La course des lumières vue de l’autre côté de la table

La course des lumière
Crédit photo: La course des lumières

La réussite d’un évènement sportif est le fruit d’une cohésion entre les organisateurs, les bénévoles et les sportifs. J’ai voulu en participant, en tant que bénévole à la course des lumières, donner mon temps libre au service d’un évènement sportif dédié à la recherche contre le cancer.

Je n’imaginais pas l’investissement et la responsabilité de chacun pour que cette course soit une réussite.

Le rendez-vous est pris place de l’Hôtel de ville.

Les organisateurs sont dans les starting-blocks. Le village ouvre dans 30 minutes et nous apprenons nos affectations. Pour moi, ce sera la consigne. Après l’appel, une bénévole refuse même cette affectation. Je comprendrais plus tard pourquoi un tel refus.

La course des lumières
Crédit photo: La course des lumières

Sur la course des Lumières, deux profils de bénévole se distinguent:

  • les retraités
  • et les étudiants.

En prenant mon poste, je fais la connaissance de Denis, un jeune étudiant à la fac de sport. Un habitué du bénévolat, je suis admiratif de son parcours.

La course des lumières
Crédit photo: La course des lumières

On sympathise assez rapidement et le temps passe beaucoup plus vite en attendant les premiers sacs.

Cela fait du bien d’être de l’autre côté de la table, et c’est surprenant la diversité des gens que l’on rencontre.

L’heure du rush arrive, et nous voilà prêts pour gérer le flux des coureurs désireux de déposer leurs affaires avant leur course.

Seulement, plus les minutes passent et plus le manque de place commence à se faire ressentir. Je suis dubitatif, notre espace (deux fois deux tables empilées) doit pouvoir recevoir près de 400 sacs ? Le nombre de coureurs se pressant vers nous ne désemplit pas. À tel point qu’il est difficile de          « classer » les sacs par numéro.

La course des lumières

L’organisation a clairement sous-estimé l’affluence sur ce poste.

Un « coordinateur » de l’organisation, nous lance : ” au-dessus de 20 litres, vous refusez les sacs…”

Pas très “sympa” pour les participants qui courent pour la recherche…

19h, la course démarre

Nous sommes dépités … Comment retrouver le moindre numéro dans cet amas de vêtements, sacs, livres, manteaux, valises ?

“Certains coureurs sont venus avec la moitié de leur maison.”

Je décide d’aller voir Benjamin l’un des fameux coordinateurs, mais il est tellement « dans le dur » qu’il ne me voit pas et se dirige vers d’autres soucis à régler.

La course des lumières
Crédit photo: La course des lumières

Il faut trouver une solution, sinon il va y avoir un souci aux retours des coureurs qui n’auront pas la patience d’attendre de longues minutes pour récupérer leurs effets. La tension monte, mon expérience de coureur va nous permettre de sortir de cette situation.

Il faut tripler la surface de stockage

Denis se débrouille pour trouver des bâches, j’avance la table d’accueil au niveau des barrières. Nous sommes imités par l’ensemble du site des consignes, on trie, on classe. Certains bénévoles sont réticents, font des réflexions.

je suis surpris d’une telle attitude et préfère me concentrer sur l’objectif.

Il est 19h45. On termine le rangement. Je commence à accuser le coup, les premiers coureurs viennent petit à petit récupérer leurs affaires et tout se déroule plutôt bien. Il est 20h30, c’est terminé pour moi, demain je repasse de l’autre côté de la table avec le Cross du Figaro. Je repars exténué mais heureux de cette première expérience.

La course des lumières
Crédit photo: La course des lumières

About MATHIEU JESEQUEL

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Praesent vulputate, risus. consequat. venenatis, Donec sit dolor.